(1) Le chiffre d'affaires maximum est de 27 000 euros pour les prestataires de services. Compte tenu du taux de l'abattement, il est donc impossible à ces professionnels au régime micro d'atteindre le Smic. Les conditions de revenus imposées aux prestataires de services sont ainsi plus rigoureuses que pour les autres professions. Cette situation n'a aucune justification. Les entreprises qui bénéficient actuellement de l'exonération de l'Accre peuvent, elles aussi, demander le bénéfice de la prolongation. Il suffit que l'exonération initiale de 12 mois n'ait pas pris fin après la date d'effet du décret (30 mai 2005). Cependant, une circulaire DSS/5B/2005-324 du 11 juillet 2005 admet au bénéficie de la prolongation les personnes pour lesquelles l'exonération initiale de 12 mois a pris fin entre le 30 mai 2005 et le 31 juillet 2005. Ces personnes disposent d’un délai de quatre mois à compter du 11 juillet 2005 pour formuler leur demande. Montant de l'exonération L'exonération de certaines cotisations sociales pour les 24 mois supplémentaires est limitée et dégressive. - Elle est totale pour la fraction du revenu professionnel inférieur au montant annuel du Rmi (soit 5 105 euros en 2005). - Elle est de 50 % pour la fraction supérieure à ce montant. - Elle est en tout état de cause plafonnée à un revenu de 13 820 euros (1 820 fois le Smic horaire). Le maximum exonéré est donc de 9 475 euros. Rappelons que pour les 12 premiers mois d'exonération, les chômeurs non indemnisés et les Rmistes bénéficient d'une exonération dans la limite de 120 % du SMIC annuel (16 620 euros pour 2005). Rappelons aussi que l'exonération porte sur les cotisations personnelles : - d'assurance maladie (6,5 %) et d'indemnités journalières (0,5 %), - d'assurance vieillesse de base (16,35 %), d'invalidité-décès (1,5 % ou 2 % pour les artisans), - d'allocations familiales (5,4 %). Restent donc dues : - la CSG et la CRDS (8 % du revenu professionnel), - la cotisation de retraite complémentaire (6,5 % du revenu professionnel), - la cotisation formation professionnelle (45 euros, 72 euros pour les artisans). Formalités Il faut reconnaître que rien n'a été fait pour simplifier les formalités. Pour bénéficier de la prolongation de l'exonération, les personnes concernées devront en effectuer la demande, chaque année, par écrit, aux différents organismes sociaux. La demande devra être adressée au plus tard à la date d'échéance des cotisations. Plus précisément, la date limite de la demande est fixée à la date d'échéance du premier appel de cotisations suivant le 12ème mois de l'exonération initiale, puis à la date d'échéance du premier appel de cotisations suivant les 12 premiers mois de prolongation. Les intéressés devront joindre à leur demande soit l’avis d’imposition relatif à l’année précédente, soit la photocopie de la déclaration commune de revenus (DCR), soit une déclaration sur l’honneur qu'ils relevaient du régime des micro-entreprises pour les 12 premiers mois et les 12 mois suivants, compte tenu de l’estimation qu’ils font de leur chiffre d’affaires annuel hors taxes. Dans un premier temps, l'envoi des avis d’appel de cotisations sera suspendu. Mais dans un second temps, après exploitation de la déclaration annuelle de revenus, les organismes sociaux calculeront et appelleront les cotisations dues (rappelons que l'exonération n'est pas totale). Références : Loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005, n° 2005-32 Décret du 27 mai 2005, n°2005-592 Code de la sécurité sociale, article L 161-1-1 Circulaire DSS/5B/2005-324 du 11 juillet 2005 (pdf)
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